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Historique
:
Le
carnaval de Venise battait son plein au XVIIIe siècle.
Le masque consistait en un petit morceau de soie, la « bauta »
qui encadrait le visage et descendait jusqu’aux épaules,
qu’il couvrait de fines dentelles. Il était assorti d’un
tricorne et d’un singulier masque blanc destiné à
garantir l'anonymat de ceux qui le portaient ; l'avancée au-dessus
de la mâchoire supérieure servait notamment à casser
un peu la voix. Les hommes ainsi masqués pouvaient donc se rendre
dans des lieux interdits sans être reconnus. Les Vénitiens
appelaient ce masque « larva » ou « volto »,
et en latin, larva signifie fantôme.
Cette période de l’année constituait une opportunité
de défoulement que les institutions elles-mêmes accordaient
; une parenthèse de liberté et de transgression concédée
au peuple, à une date bien précise, afin de le détourner
d’éventuels conflits sociaux. Une fois par an, le pauvre,
déguisé, pouvait se sentir moins pauvre, grâce à
cet accessoire magique, le masque, qui atténuait les barrières
sociales.
Dans une société corrompue et libertine comme celle des
dernières années de la République, le masque constituait
une couverture morale nécessaire et irremplaçable. L’adultère
régnait en maître, le vice du jeu ruinait des familles
entières et obligeait les nobles à demander l’aumône
au coin des rues. Le masque protégeait de toutes les hontes...

Le
Carnaval de Venise a revu le jour en 1970.
à la suite de nombreuses dérives, le carnaval fut interrompu
de nombreuses années et ne reprit de l'importance que dans les
années 1970.
Mais l’esprit n’est plus du tout le même : autrefois
on se déguisait pour oublier les réalités, se fondre
et se régénérer dans le bain collectif carnavalesque.
Maintenant, il sert surtout à la relance du tourisme, pendant
une période creuse de l’année et le masque ne sert
plus guère qu’à se mettre en valeur au milieu d’une
foule anonyme….
La bauta :
un masque blanc qui déforme la voix porté
avec un tricorne noir, une sorte de cape noire qui partait du masque.
Ce masque permettait de se cacher entièrement et de cacher de
somptueux bijoux à l'époque où ils étaient
interdits.
la moretta :
Masque porté par les femmes, ovale de velours
noir complété de voile, voilette, et petit chapeau à
large bord.
Le masque restait appliqué au visage grâce à un
petit bouton que l'on tenait avec la bouche. Ce qui explique que ce
masque était muet. On dit que les hommes appréciaient
de voir ainsi les femmes réduites au silence.
Date
:
du 17 au 28 février 2006
Thême : Le Dragon et le Lion
(Information prises sur les sites Académie
de Toulouse, Kutchuk,
L'internaute)
(Photos prise sur Al
Giardino Venezia et L'internaute)
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Giordino Venezia