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déforestation en Amazonie
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14 août 2006 -La déforestation en Amazonie : par Twister
Dernièrement,
j'ai mis en ligne des récits qui se passaient en Guyane
et au Brézil,
le problème de déforestation y est
abordé (avec quelques photos à l'appui pour la
Guyane).
J'ai donc naturellement voulu jeter un petit oeil pour voir
où cela en était. Bien sûr, il y a
plein de sites qui traitent du sujet, et j'ai volontairement pris des
sites scientifiques ou ministériels ainsi que quelques
journaux pour essayer d'y trouver une certaine impartialité
d'information.
Quelques
chiffres : (Information prises sur
le Monde diplomatique, l'Humanité)
L’exploitation
intensive de la terre et du bois s’est traduite par une
déforestation massive en Amérique latine. Des 998
millions d’hectares de forêts en 1970, il ne
restait que 958 millions en 1980, 919 en 1990 et 913 en 1994, soit plus
de 60 % de la quantité coupée sur
l’ensemble de la planète. On estime, par ailleurs,
la destruction de la floresta amazonica à 5,8 millions
d’hectares par an. Un phénomène qui
prend une dimension particulière au Brésil
puisque le pays représentait 8 % des exportations mondiales
de bois dur en 1995. Cette déforestation progresse
d’année en année, et les
études scientifiques établissent que le cycle de
vingt-cinq à trente ans nécessaires pour la
régénération n’est
désormais plus respecté.
Sources : Programme des Nations unies pour
l’environnement (PNUE) ; Global and Resource Information
Database, Grid, Genève, Suisse ; Grid-Arendal,
Norvège.
Au cours des trois dernières années, 47.220 km2
de forêt amazonienne ont été
détruits au Brésil (dont 29.059 km2 pour la seule
année 1995), indique un rapport sur la
déforestation en Amazonie, rendu public à la fin
du mois de janvier par l’Institut national de recherches
spatiales. Cette étude souligne
l’arrivée en force dans le pays de compagnies
forestières asiatiques qui contrôlent 70 % du
commerce des bois tropicaux. Après avoir pris pied en
Amérique du Sud via le Surinam et le Guyana, nombre de ces
entreprises (souvent japonaises ou malaises) ont envoyé
leurs bûcherons sur les territoires des réserves
indiennes, indique une étude de la chambre
fédérale des députés
(citée dans "le Monde") au mépris des lois
brésiliennes, ou bien se sont approprié
d’immenses territoires. En six ans, les exportations
brésiliennes de bois tropicaux ont quadruplé pour
représenter 8 % des échanges mondiaux.
Photo
satellite : (prises sur le site techno-science)
En 2005, le gouvernement brésilien a
déclaré que 48 % de la déforestation
de l'Amazonie ayant eu lieu les deux années
précédentes concernait l'état du Mato
Grosso au Brézil (la partie vert est la forêt et
les vides sont la déforestation). Les 2 images satellites en
dessous montrent clairement la progression de la
déforestation en 2002 et 2006.

(Cliquer sur l'image
pour avoir l'image satelite)
Amazonie juin 2002

(Cliquer sur l'image
pour avoir l'image satellite)
Le Mato Grosso, au Brésil, en juin 2006
La
transformation de la forêt en sols cultivés est
visible sur ces images réalisées grâce
au spectroradiomètre MODIS du satellite Terra. L'image
ci-dessous montre les secteurs déboisés pendant
l'intervale de temps 2002 à 2006, avec les plus grands
secteurs dégagés en rouge. Les zones qui
n'étaient pas couvertes de forêts (naturellement
ou déjà déboisées) en 2002
sont en gris clair, alors que les secteurs qui sont demeurés
couverts de forêts en 2006 sont en gris plus foncé.

Quelques lueurs d'espoir :(Communiqué
pris sur le site Ambassade du Brézil en France,
l'internaute)
Recul de la déforestation en Amazonie
:
Selon le Ministère de
l’environnement, la déforestation devrait baisser
de façon significative dans tous les états
d’Amazonie sur la période 2004-2005. Les
données comparées du Ministère de
l’environnement sur les deux périodes de 12 mois
-août 2003 / juillet 2004 et août 2004 / juillet
2005 – témoignent du recul de la
déforestation : de 18 724 km2, elle est passée
à 9 106 km2.
Ces chiffres ne sont cependant que des estimations. La
réduction de la déforestation
illégale, notamment dans les états habituellement
responsables de la plus grande partie du défrichage, comme
le Mato Grosso, Rondônia et le Pará, ne sera
confirmée qu’à la fin de
l’année.
Selon les analyses du Ministère, les taux de
déforestation devraient reculer de 33 % dans le Mato Grosso,
de 38 % à Rondônia et de 81 % dans le
Pará. La déforestation a tendance à
chuter dans les parcs et les réserves
fédérales et des états, sur les terres
indigènes, dans les zones situées de part et
d’autre de l’autoroute BR-163 et dans la
majorité des municipalités, à
l’exception de Juara et de Feliz Natal (Etat du Mato Grosso).
Dans la réserve écologique de Terra do Meio
(Pará), la déforestation passera probablement de
302 km2 en 2004 à 29 km2 en 2005, soit une baisse de 90 %.
Les données publiées la semaine
dernière sont basées sur le Système
DETER de l’INPE (Institut national de recherches spatiales).
Ce système se sert des images des satellites TERRA et ACQUA
qui survolent l’Amazonie quotidiennement. La
résolution est de 250 mètres. Ces satellites sont
capables de détecter des zones de déforestation
de plus de 25 hectares. Ce système est ainsi
utilisé pour indiquer où et quand la
forêt a été
défrichée. Il permet une surveillance et indique
les changements dans les taux de déforestation.
Des progrès très
encourageants
Il est de l'intérêt de l'espèce humaine
de sauvegarder ce territoire. La
régénération des forêts
devrait en réalité suivre un cycle de vingt-cinq
à trente ans, et ce rythme n'est aujourd'hui pas
respecté. Plusieurs perspectives sont aujourd'hui
envisagées afin de préserver ce biotope
exceptionnel. Le Brésil, suivi par la Colombie ou
l’Équateur, créent progressivement des
réserves, inaccessibles aux sociétés
d’extraction.
8 zones, d'une superficie inconnue, subsistent aujourd'hui,
entièrement inexplorées par l'homme moderne. Les
scientifiques ont pour leur part mis au point un système
permettant de mesurer en temps réel la diminution de la
superficie, grâce aux images satellites fournies par MODIS
qui détectent rapidement les changements dans l'occupation
du sol de l'Amazonie.
Terra
preta, l'avenir des arbres amazoniens ?
L'agriculture intensive est possible dans une région de
l'Amazonie, nommée "Terra preta" : cette terre,
extrêmement fertile, y compris sans apport d'engrais, se
renouvelle automatiquement en une vingtaine d'années si une
couche de substrat de 20 cm est maintenue en permanence. Les Indiens
avaient obtenu, en ajoutant du charbon à une terre pauvre,
ce terreau riche en nutriments dans lequel beaucoup voient aujourd'hui
une alternative pour l'industrie agro-alimentaire de ces
régions : sa fertilité "naturelle" ne
nécessite ainsi pas de brûler les terres, comme le
prévoit la technique de l'écobuage,
très utilisée actuellement. Il serait en outre un
moyen d'accélérer le processus de "reforestation"
des forêts amazoniennes.
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