|
|
Vous
êtes ici > Accueil >Ecobaroude
>Accords de Kyoto dans la tourmente du gouvernement canadien
|
Accords
de Kyoto dans la tourmente du gouvernement canadien
|
>
23 ocotbre 2006 -accords
de Kyoto dans la tourmente du gouvernement canadien
Depuis
quelque temps, le gouvernement canadien est dans la tourmente de l'actualité
environnementale avec les accords de Kyoto. Loin
de moi l'idée de faire des articles sensations sur Labaroude, mais
dans ce cas présent, je pense qu'il est important de réagir.
Pour ce faire, je vous donne quelques chiffres concernant le Canada et
montrer l'évolution des accordss Kyoto à travers plusieurs
articles explicites pour que vous vous fassiez vous même votre opinion.
Quelque
chiffres :(Pris
dans un article radio canada)
À
l'échelle mondiale, le Canada est le plus grand consommateur d'énergie
par habitant et le deuxième producteur de gaz à effet de
serre (GES), toujours par habitant. Même si les quelques 29 millions
de canadiens ne représentaient que 0,5 % de la population mondiale
en 1995, ils produisaient tout de même 2 % des émissions
mondiales de GES.
En 1999, plus de 80 % des émissions de GES provenaient du secteur
de l'énergie, en particulier de la consommation de combustibles
fossiles comme le pétrole, le mazout, le gaz naturel et le charbon.
Le secteur de l'agriculture, lui, produisait près de 9 % des émissions
de GES tandis que les biens industriels en généraient près
de 7 %. Les déchets et les eaux usées étaient responsables
de 4 % des émissions de GES.
Comparatif :(Pris
dans un article radio canada)
les canadiens consomment autant d'énergie que tout le continent
africain, qui compte environ 800 millions d'habitants.
accords de Kyoto et le Canada :(Pris
dans un article radio canada)
- 1997
: Signature du protocole de Kyoto. Le Canada s'est engagé
à réduire entre 2008 et 2012 ses émissions de gaz
à effet de serre (GES) de 6 % par rapport aux niveaux de 1990,
soit à 571 millions de tonnes (Mt). Cependant, les émissions
canadiennes de GES n'ont pas cessé d'augmenter. On estime qu'elles
sont passées d'environ 600 Mt à 700 Mt entre 1990 et 2000
et on prévoit qu'elles seront de 809 Mt en 2010. Cette augmentation
des GES est principalement attribuable à la croissance de 40 %
prévue dans trois secteurs-clés : la production thermique
d'électricité, les transports et la production de gaz et
de pétrole.
- décembre 2002 : Le Canada
a ratifié le protocole de Kyoto . Peu avant, le gouvernement fédéral
avait rendu public son plan de mise en œuvre afin de réduire
de 240 millions de tonnes annuellement ses émissions de gaz à
effet de serre (GES).
Le 13 avril 2005 : Ottawa dévoilait
la dernière mouture d’un plan de mise en œuvre du protocole
de Kyoto qui épargnera grandement les principaux pollueurs institutionnels
pour plutôt faire assumer une large part de la facture aux contribuables.
Analyse des conséquences :
(Pris dans un article radio canada)
Ainsi, le secteur pétrolier et les autres grands groupes industriels,
responsables de la production de près de la moitié des émissions
de gaz à effet de serre au pays, ne se voient imposer que 15 %
d’une facture qui pourrait bien dépasser les quelque 10 milliards
de dollars d’ici 2012.
Depuis
les premiers balbutiements de son plan, Ottawa n’a cessé
de céder du terrain face au puissant lobby des grands pollueurs,
leur contribution, fixée à l’origine à 73 millions
de tonnes, n’étant désormais plus que de 36 millions
de tonnes, soit 13,3 % de l’objectif national.
Une
autre mesure qui risque fort de faire du bruit est la dotation d’un
budget de 4 à 5 milliards de dollars pour le Fonds pour le climat,
destiné à acheter, ici ou à l’étranger,
des crédits d’émission de gaz à effet de serre.
Le protocole prévoit en effet qu'un pays qui n'atteint pas son
objectif de réduction des GES peut obtenir de tels crédits
en investissant dans des projets de réduction des GES dans les
pays en développement.
Pour
le moment, la stratégie canadienne vise surtout les individus.
Avec son programme "Le défi d'une tonne", le gouvernement
invite chaque canadien à réduire d'une tonne ses émissions
annuelles de GES, soit 20 % des cinq tonnes produites actuellement par
chaque Canadien.
Conclusion : (Pris
dans un article du monde)
Sitation de la ministre Rona Ambroise le jeudi 19 octobre 2006:
- "ll y a un besoin urgent de réglementation sur
la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à
effet de serre... Nous allons poser des gestes concrets... prendre des
mesures énergiques avec des objectifs contraignants". On aurait
pu croire en la volonté du gouvernement conservateur canadien,
en place depuis février, de faire mieux que le protocole de Kyoto.
Mais son projet de loi sur la qualité de l'air, "pièce
maîtresse" d'un nouveau plan vert, laisse plutôt un goût
amer aux écologistes et aux partis d'opposition. Non seulement,
affirment-ils à l'unisson, enterre-t-il Kyoto en balayant les engagements
canadiens en matière de réduction des émissions de
gaz à effet de serre (GES) (- 6 % d'ici à 2012 par rapport
au niveau de 1990), mais encore ouvre-t-il grand la porte à une
accélération des émissions (qui ont déjà
augmenté de 32 %), pour ne pas freiner la croissance économique.
Au banc des accusés : de grandes entreprises du secteur énergétique
et deux provinces (Alberta et Ontario) responsables de 77 % des rejets.
Quand
je lis ça; il me vient toujours cette image de dessin animé
où l'on voit quelqu'un scier la branche sur laquelle il est.
Comment peut-on quantifier un dérèglement écologique
majeur, comme si c'était un produit de consommation quantifiable
et que l'on peut adapter? Pourtant, on est prévenu ! On paiera
une facture à nos exactions si nous ne réagissons pas.
Pour faire un commentaire :
Haut
de page
Radio
canada
Le
Monde |