|
|
|||||||||||||||||||
|
Vous
êtes ici > Accueil >Ecobaroude>2005
année la plus chaude en 100 ans
> 20 février 2006 - 2005, année la plus chaude en cent ans - Article de : Sylvestre HUET (Journal Libération) George Bush doit l'avoir mauvaise. Encore une fois, ses scientifiques, qu'il paye avec l'argent des contribuables, le contredisent. Hier, l'équipe de James Hansen, au Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, a rendu son verdict annuel sur l'évolution du climat terrestre (1). «2005 partage avec 1998 le titre d'année la plus chaude depuis plus d'un siècle.» Depuis 1900, la hausse générale des températures affiche maintenant 0,8 °C, mais surtout 0,6 °C depuis 1975. Effet
de serre. Tout d'abord, en raison d'un effet de série. Avec 1998, les années les plus chaudes depuis 1900 se trouvent en 2002, 2003, 2004 et 2005. Ensuite, parce qu'en 1998, un très fort El Niño avait réchauffé les eaux de surface du Pacifique Est, refoulant en profondeur les eaux froides. Rien de tel en 2005. En outre, l'activité magnétique du soleil, au maximum de son cycle de onze ans en 2000, est maintenant sur une pente descendante. Attribuer une part importante de l'évolution actuelle du climat à l'action de l'astre devient de plus en plus compliqué. La répartition régionale des températures moyennes de 2005 montre que le réchauffement de l'Arctique, au-delà de 75° de latitude Nord, joue un rôle décisif dans le record, en particulier en Sibérie, en Alaska et sur le Nord Canada. A la différence de 1998, où le Pacifique tropical jouait le premier rôle en raison du fort El Niño. Une confirmation du statut d'année «normale» de 2005. Et un signe pour les climatologues : dans le processus de réchauffement, les hautes latitudes de l'hémisphère Nord tiennent un rôle déterminant. Elles doivent connaître le réchauffement le plus marqué, les changements géographiques les plus intenses, mais en retour, elles amplifient le processus. Leur sol, moins longtemps enneigé et où la végétation se développe, capte beaucoup mieux l'énergie solaire. Pire, en dégelant le sol, il est possible qu'un dégagement de méthane vienne donner un coup de pouce supplémentaire à l'effet de serre. Fiabilité. Dans son
communiqué, l'équipe de James Hansen enfonce le clou politique
: «Le réchauffement rapide observé montre l'urgence
des discussions sur la manière de ralentir les émissions
de gaz à effet de serre.» |
||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||