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2005 - Sur
le chemin des cathares - Auteur: Dominique
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2ème
partie
Alors voilà la suite de mon retour aux sources de l’Histoire!
En sortant
de Carcassonne, direction Mirepoix par la petite route de Fanjeaux (enfin
des routes qui tournent!).
La petite halte dans Mirepoix n’était pas prévue
(y a des pauses café qui s’imposent d’elles-mêmes
dans la matinée après une nuit au F1!), mais quelle belle
découverte!
Bon c’est tout p’tit, vous ne pouvez pas manquez la place
principale qui a gardé tout son cachet médiéval
avec ses poutres en bois sculptées qui courent le long des arches.
Une belle cathédrale Saint-Maurice qui sent la poussière
(médiévale aussi?) et la cire chaude…et là
niché au creux des arcades, un petit salon de thé –
« a real english tea room » – tenu par 2 hollandaises
absolument charmantes fraîchement débarquées dans
le sud de la France après avoir vécu longtemps en Angleterre.
Surprise de trouver des scones et du gâteau aux carottes en pays
cathare! Vive l’Europe…
Mirepoix a joué un rôle prépondérant dans
le catharisme local notamment dans la reconstruction du Château
de Montségur en 1204, site qui sera la prochaine étape
sur ma route.

Montségur
– la tragédie cathare
Je n’ai
pas eu beaucoup de temps pour préparer ma petite escapade, alors
je suis allée droit au but et c’est la que j’ai découvert,
par hasard, une perle de l’hébergement chez l’habitant
…chez Nicole et Yves Masset, le gîte « Serre de Marou
», le établissement de Montségur avec une vue directe
sur le pog du château.

Non seulement
l’emplacement est idyllique mais en en plus l’accueil y
est remarquable et extrêmement sympathique et la table …très
bonne (merci au cordon bleu)!

Ce
soir-là et tout à fait incongrûment, un autre couple
de Québécois avait réservé une chambre…petite
planète. Dépaysement dans l’accent pour nos hôtes
(surtout moi avec mon savant mélange de marseillais-québécois).
Nous avons eu droit à un spectacle spécial, Yves nous
a chanté des morceaux de sa composition à la guitare ainsi
que des airs québécois, et même du youkoulele, le
tout arrosé d’une petit Frontignan local...pas pire pantoute!
(Pensez à réserver car Yves et Nicole n’ont que
2 chambres): yves.masset@wanadoo.fr
Donc
après une excellente nuit et un non moins excellent petit déjeuner,
nous voilà parties pour la visite du château.
Le gîte n’est qu’à quelques kilomètres
en voiture, vous n’avez pas suivre le pog du
regard au détour de la petite route sinueuse.
Vous vous retrouverez en 2 temps 3 mouvements sur le stationnement du
point de départ pour monter au château.
Eh oui, qui dit pog, dit hauteur….donc il faut
inexorablement grimper à un moment.
J’avais eu la chance venir dans la région quand j’avais
15 ans, j’avais traîné de force mes parents à
Montségur, mais là…arrivés au pied du pog,
en plein mois d’août sous le cagnard, il
y a eu défection dans les troupes parentales pour se taper la
grimpette…
C’est en quelques sortes une revanche que je prends quelques 16
ans après! Gnark!
Les premiers mètres vont vous paraître prometteurs…il
avait plu la veille et le sentier était pas mal raviné.
Puis, vous entrez dans une forêt de chênes, le sentier est
aménagé en larges marches taillées dans la pierre,
et perdue dans un bosquet, la guérite de la billetterie! Le coût
d’entrée aux divers châteaux de la région
est très raisonnable, pour Montségur il était de
3 euros par personne. Bon d’accord, ce n’est pas Versailles,
et la déco est très sommaire même pour un château
en ruine…
Ironie
du sort, ma petite maman de 69 ans m’accompagnait dans ma petite
virée cathare et, après les premiers pas sur le sentier,
je me suis un petit peu inquiétée tout de même de
la raideur de la pente. On nous a rassurées : 20 à 25
min de marche sur un sentier somme toute aménagé, nous
avons d’ailleurs croisé en chemin des seniors avec leur
canne chemin faisant (mais, aïe les articulations sur les marches
inégales!). Il faut quand même se munir de chaussures de
marche pour éviter de déraper, de plus, le pog
est à 1200 mètres d’altitude à la croisée
de plusieurs vallées : ça souffle!

Suite
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Gite
de Yves et Nicole
Gite
de France(gîte n° P00092)
Les cathares
Histoire
des cathares en bref