Vous
êtes ici > Accueil >
Europe > France
>Côte de d'Azur & Provence
>Juin 1999 - Récit
du voyage de Suzanne et Michel en Côte d'Azur & Provence -
Auteur : Suzanne
<Retour:
pg
1<<pg
2
Direction
Cornillon-Confoux, Provence, 19 juin :
Nous empruntons cette fois-ci l’autoroute, la fameuse A7, direction
la Provence. Nous arrivons sans trop de difficulté à Cornillon
et trouvons la maison louée. Les proprios ne semblent pas là,
nous sommes un peu avant le temps que nous avions prévu. Nous
laissons l’auto et montons au village, tout proche. Nous prenons
un lunch sur la terrasse d’un petit resto. Souvenir impérissable
de tagliatelles aux champignons ! Retour vers la maison ou nous sommes
accueillis par le chien Izos suivi par les propriétaires, Michel
et Monique. Leur maison a 2 étages, ils habitent le 2e, nous
logerons au premier où habitait avant son décès
la mère de Monique. La maison est sur un léger promontoire,
avec une vue magnifique sur la campagne verdoyante et au loin l’étang
de Berre. Cuisine toute équipée, salle à manger,
télé, grande chambre, salle de bain, très grande
galerie avec porte patio, c’est super ! Nous avions bien sur une
petite crainte, nous avions vu les photos et lu des commentaires, mais
on ne sait jamais…. En fait, j’ai trouvé cette location
annoncée dans le journal La Presse.
Nous nous
installons, les proprio. nous offrent le café, ils sont à
la retraite, Michel, le proprio. est un grand gaillard, ancien officier
dans l’armée. Nous allons faire nos courses au Casino et
découvrons ce qu’est une « grande surface »,
on y vend de tout, même des voitures ! Prenons un apéro
mémorable avec nos hôtes, comparatif entre les pastis Pernaud
et Ricard. Suivis de rosés, jambon, fromages, etc.…. Bref,
mon mari terminera sa soirée avec une belle indigestion, le vieil
officier l’a bien eu le petit canadien !
Fête
du cheval à Grans, 20 juin :
La sœur de l’intermédiaire à Montréal
par qui nous avons transité la location, Geneviève est
une grande organisatrice. Nous nous retrouvons par ce très beau
dimanche (encore du beau temps !) en pleine fête de village. Nous
arrivons trop tard pour assister à la bénédiction
des chevaux mais pas trop tard pour la parade, les jeunes filles sont
costumées à l’espagnole, l’influence catalane
et l’amour des chevaux est très présent. Fanfare
menée de main de maître par un meneur très enthousiaste
pour accompagner le tout ! Divin ! Vient le dîner à l’ailloli
sur la place principale du village, grandes tables disposées
sous les platanes, je me crois dans un film français ! Fascinant
! A notre table, nos hôtes provencaux et leurs amis ainsi que
deux couples québécois dont l’un accompagné
de leur jeune fille, ils sont très sympathiques. Ils logent à
Salon de Provence chez Geneviève et Gilbert qui habitent une
très grande demeure, sur leur propriété ils ont
aménagé une dépendance qu’ils louent. Ils
font aussi chambres d’hôtes dans leur grande demeure.
Gilbert, mari de Geneviève et architecte à la retraite,
après avoir « callé » quelques pastis avec
son ami, notre hôte de Cornillon, dévore les escargots….Le
rosé coule à flot ici. Les provençaux ont le coude
très très léger…..Petite chicane au dîner
pour une histoire de place, cela a failli se terminer en bataille. Ce
n’est pas l’ambiance qui manque, quelle joie et privilège
de vivre cette activité avec des gens de la place.
Nous
terminons l’après-midi dans l’atelier des costumes
pour l’essayage, il nous faut trouver nos costumes pour les parades,
ce qui n’est pas une mince tache. En fait les parades ont lieu
à chaque année dans le cadre d’une reconstitution
historique qui commémore le passage de Catherine de Médicis
venue consulter Nostradamus. Mais n’oublions pas, Geneviève
est catégorique : « ce n’est pas une mascarade, c’est
une reconstitution », autrement dit on ne rigole pas avec ça
les québécois….. Nous aurons droit à une
répétition générale et 2 parades….mais
j’en reparle plus tard.
Arles
la romaine, 21 juin :
Ce matin, Michel, notre hôte, a sa chemise à l’envers,
ils sont restés à Grans pour le souper au taureau…
Cornillon
étant bien situé, cela nous permet de visiter la Provence
sans trop faire de kilo.
Arles
La Romaine n’a plus rien de bien romain sauf peut-être le
sens du commerce ! Heureusement que Monique, notre hôte, nous
avait parlé du nouveau musée Antique, ce fut le plus intéressant
à Arles. Le musée a de fort belles pièces et est
très instructif sur la fascinante vie romaine. Nous allons voir
le théâtre antique dont il ne reste plus grand-chose. L’amphithéâtre
est par contre bien conservé, des corridas y ont lieu régulièrement.
Sommes une fois de plus impressionnés par le génie des
romains ! Les Thermes sont nulles, rien d’indicatif, plein de
broussailles et de détritus, vraiment nul ! Ayant acheté
un billet qui donne droit à la visite de plusieurs sites, on
essaie les cryptoportiques, long tunnels souterrains, il y fait très
noir, on n’y voit rien, là encore rien de descriptif….
Donc, en général, bien décevant, les monuments
ont besoin d’entretien et que les visites soient instructives.
Le lunch nous sera servi par un garçon de table qui fait son
travail mais sans vraiment nous voir….. Lors de notre visite,
j’ai si envie, que je me dois de trouver une toilette sans faute,
en voici une publique, à côté de l’hôtel
de ville. C’est bien la pire que je n’ai jamais vue, turque,
mais ça aurait pu aller, mais c’est sale, il fait noir,
et ça pue !! Vite sortons de là !
? Arles, check
De retour
à Cornillon. Lors de notre séjour, nous prendrons l’apéro
tranquille sur la grande terrasse, en lisant, accompagné souvent
du chien Izos qui vient « glandé » et « scèné
» des bouts de rillettes ou saucissons. Moi, je lis « Ghesha
».
Les Alpilles, 22 juin :
Nous empruntons la D5 et la D27, petites départementales, jolis
paysages, vignes, oliveraies. Nous visitons le site de Glanum, tout
près de Saint-Rémy-de-Provence. Là aussi manque
d’explication, ça prend beaucoup d’imagination pour
reconstituer dans sa tête ce qu’étaient ces ruines.
Attention, La Provence vit-elle sur sa réputation ? Traversons
le village de Saint-Rémy pour arriver aux Baux-de-Provence, construit
dans la roche, ancien site d’exploitation de bauxite. C’est
un village charmant et impressionnant, tout autour, des oliveraies.
A
l’heure du lunch, nous dînons à l’intérieur
d’un resto, le Mistral est très fort cette journée
là malgré le soleil. Dînant à la table d’à
côté, 2 dames et un monsieur, tous d’un âge
certain, bien mis, parlent de leurs enfances, d’éducation,
de voyages aux Etats-Unis faits dans leurs jeunesses, même entendu
: «la dernière fois que je l’ai vu, c’est au
siège social de la gestapo »…. Fascinant mais j’ai
dû mal à tout comprendre ce qu’ils racontent, dommage
!
Après
le lunch, nous montons sur les ruines du Château, il y fait un
de ces vents, ça défrise ! C’est le fameux Mistral
qui arrive directement du Mont Ventoux, en plein hiver, ça ne
doit pas être bien chaud. Sur les photos, j’ai le visage
plein de plis !! J’ai eu l’idée de mettre une petite
robe, heureusement j’ai un body en dessous car le vent se fait
bien coquin. On doit parfois s’arrêter dans les marches
car c’est dangereux, le vent a renversé sur mes yeux le
chandail que je portais attaché sur les épaules, je ne
voyais plus rien. Bref, tout ça a résulté dans
des fous rires incroyables avec Michel, nous étions deux gamins,
je garde un souvenir des plus tendre et affectueux de cet après-midi.
Beaucoup de plaisirs en cette journée passée aux Baux
!
Suite
page 4
Cornillon-
Confoux
Arles
Les Alpilles